Diététique (suite) par David PADARE

Bousculer les choses une bonne fois

Revenons à notre postulat : dans la plupart des cas, la prise de poids chez le sportif résulte, à un moment donné, d’un excès d’apports énergétiques par rapport aux dépenses. L’excès de poids s’installe.
Pour traiter l’excès de poids, il faut bousculer les choses (et se bousculer soi-même), en favorisant le processus inverse : créer un déficit d’entrées énergétiques, de façon ciblée et surtout ponctuelle. Cette solution est éminemment préférable à celle qui consiste à augmenter de façon abusive l’activité physique pour justifier de ne pas toucher aux apports énergétiques. On en vient à des dérives tels que le surentraînement, l’hyperphagie…(et parfois même certaines formes de boulimie).


Commencer par un rééquilibrage alimentaire

Avant de démarrer l’amincissement, il y a une étape préalable incontournable : le rééquilibrage alimentaire.
Plus l’alimentation de départ est déséquilibrée et plus cette phase sera importante et longue (1 à 3 semaines). Plus aussi elle produira d’effet.
Dans le meilleur des cas, un rééquilibrage alimentaire permet d’obtenir une première perte de poids pouvant aller jusqu’à -5% (nos fameux +/-5%). Mais il ne faut guère en espérer davantage, sinon ce n'est plus un rééquilibrage alimentaire mais un « déséquilibrage » alimentaire. C'est là que se situe la confusion, le rééquilibrage alimentaire n’a pas vocation première à faire perdre du poids, mais à poser les bases d’une alimentation pérenne, équilibrée et adaptée. Par ailleurs, la phase de rééquilibrage permet de corriger les éventuelles carences micronutritionnelles (vit, minéraux, oligoéléments...), préalable indispensable à la perte de poids. Enfin, cette étape est un moment d’échange essentiel entre le patient et le professionnel de santé, dans la transmission de la connaissance.