J'étire quoi et quand

On rabache souvent à nos sportifs de s'étirer mais il n'y a pas si longtemps, des magazines sportifs titraient en “une”: LE STRETCH NE SERT A RIEN!!


C'est pas mal pour vendre du papier mais c'est un très mauvais résumé des publications du défunt Gilles COMETTI. L'essentiel de son travail à ce sujet visait à démontrer l'inutilité du stretching passif avant un entraînement. Donc pour le sportif, il reste le stretching actif qui améliore la conduction nerveuse à chaque allongement musculaire.


Le stretching actif peut se réaliser sous forme de battements mais demande une technique bien contrôlée par le préparateur physique et un échauffement complet.
Par contre, en retour d'entraînement, un stretching passif ou en mode contracté-relaché (ou PNF) est indispensable.


Une idée reçue à tuer: à la fin d'une épreuve longue ou très violente, d'où vous sortez fatigué, jambes ou bras dans le coton, les courbatures ne sont pas loin même en étant bien entrainé.
Dans ce cas unique, le stretch est à proscrire, vous aggraveriez l'état de vos muscles et ralentiriez votre récupération.
Sinon, en remplacement, vous pouvez étirer les muscles dits “posturaux” tel que le psoas-iliaque, le pyramidal (muscles pelviens), les lombaires et dorsaux de manière générale qui, pendant l'effort, ont assuré un maintien du chassis et une éfficacité du geste sportif. On les oublie trop souvent.


Vous le voyez, s'étirer demande un peu de réflexion et l'expérience est une valeur sûre pour s'assurer une récupération rapide.
Petite vidéo sur la PNF (en anglais): http://www.youtube.com/watch?v=791XXiYzNbE.