L'altitude (2)

Suite de l'article concernant l'entraînement en altitude et doinc en situation d'hypoxie:
  • Il vaut mieux loger en altitude mais effectuer ses entrainements en vallée:
    OUI, le "live high, train low" permets une adaptation tout en douceur de l'organisme qui est stressé par le manque d'oxygène. Dans un deuxième temps, lorsqu'on connait bien ses sportifs, on jouera sur les différentes altitudes pour obtenir le degré de difficulté voulu. Par exemple, lors de nos stages sur le Mont Ventoux, nos avons 3 stations de travail à 800, 1400 et 1900 m.

  • je peux garder la même intensité d'entraînement:
    NON, le manque d'oxygène à partir de 800 m d'altitude soumets l'organisme à une hypoxie qui altère les performances aérobies. Vouloir s'obstiner à tenir des temps ou des fréquences cardiaques est peine perdue et peut hypothéquer la réussite d'un stage.

  • je peux poursuivre un programme d'entraînement normal:
    NON, c'est le corrolaire du point précédent. Les séjours en altitude sont difficiles à assimiler et il convient de mettre l'accent sur l'endurance fondamentale (moins de capacité à tamponner l'acidité musculaire donc les séances de PMA sont à éviter).

  • je peux reprendre mon entraînement comme d'habitude en rentrant chez moi (normalement à altitude 0):
    NON, garder quelques séances soft pour se remettre dans la descente en vallée est nécessaire. D'autant que les séjours en altitude sont souvent agrémentés d'activités annexes fatiguantes comme le ski. Il faut laisser le temps au corps de compenser pour pouvoir dans un second temps tirer partis de bénéfices du séjours en hauteur.

Même si l'aspect physiologique n'est pas aussi prépondérant qu'il n'y parait (1% de GR en plus par semaine...), le dépaysement et la rupture du rythme d'entraînement sont des facteurs intéressants dans la réussite d'un projet sportif.

N'hésitez pas à nous solliciter pour l'organisation de stages, c'est notre métier!

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